Europe de l’Est – une réserve de main-d’oeuvre à bon marché pour l’U.E.
REUTERS – Des ressortissants d’Europe de l’Est payés au même tarif que dans leur pays pour travailler dans l’agriculture française, telle est la proposition qu’aurait faite un conseiller technique de l’Elysée aux producteurs de fruits et légumes.
L’Elysée a nié qu’il s’agisse d’une proposition, affirmant vouloir seulement étudier la situation dans les pays qui font appel à cette main d’œuvre faiblement payée, sans nécessairement l’importer en France. “Il aurait proposé de faire venir des intérimaires polonais aux conditions du pays d’origine”, a dit à Reuters Denis Digel, administrateur de Légumes de France et chargé du dossier des coûts salariaux. Cette suggestion a été réitérée mercredi devant un responsable agricole du Vaucluse reçu à l’Elysée, a-t-il ajouté.
“Ils souhaitent nous aider à créer des structures d’intérim à l’étranger pour faire venir des salariés. Ce n’est pas du tout ce que veut la profession. On l’a toujours dénoncé”, a souligné Denis Digel, lui-même producteur de légumes en Alsace.
Christophe Malvezin a expliqué pour sa part à Reuters que sa proposition était “d’analyser ce qui se passe dans les autres pays” plus compétitifs que la France, conformément à la demande du président de la République “qui a demandé que l’on tienne compte de leur expérience”.
“Ce n’est pas parce que les Allemands font venir des Polonais à des coûts polonais qu’on va le faire en France, mais il faut aller au bout de l’analyse”, a-t-il ajouté.
Quant aux agences d’intérim, leur rôle aurait été évoqué par des agriculteurs français qui s’adressent déjà à elles pour recruter des saisonniers d’Europe de l’Est, a-t-il précisé.
Les producteurs de fruits et légumes français dénoncent depuis des années les distorsions de concurrence avec les pays voisins. Ils demandent que leurs charges et cotisations sociales soient remplacées par une TVA sociale applicable à l’ensemble des productions agricoles, nationales et importées.
En Allemagne, où les employeurs bénéficient d’une exonération totale des charges sur la main d’œuvre saisonnière sans être tenus de respecter un salaire minimum, le coût horaire moyen de la main d’œuvre est de 6 euros.
Il est de 11,30 euros en France avec un smic à 8,82 euros et devrait passer à 10,50 euros du fait de l’exonération totale de charges patronales sur les travailleurs saisonniers annoncée le 27 octobre à Poligny (Jura) par Nicolas Sarkozy.
Le Belarus veut mettre fin à la discrimination économique imposée par l’UE
30-10-2009 BelTa : dans son intervention à la conférence sur « la place du Belarus dans le monde », le représentant du Ministère des Affaires Etrangères du Belarus, Alexei Skripko, a déclaré :
« Le Belarus s’est trouvé exclu du système généralisé de préférences dont bénéficient la plupart des pays du monde. Parlons des quotas que l’UE applique aux importations de produits textiles en provenance du Belarus, en contradiction avec l’esprit de l’OMC.
Autre atteinte aux intérêts biélorusses en termes d’exportation vers l’Union Européenne, les droits prohibitifs sur les biens de haute technologie et sur la production de l’agriculture. Ainsi, certains types d’équipements (camions, tracteurs etc.) sont taxés à plus de 30 % du coût de la marchandise, le pétrole à 82 %, la viande bovine à 90 %. Cela s’apparente à de véritables sanctions économiques.
À présent l’Union Européenne représente 44% des exportations biélorusses
Brasserie biélorusse – construction de nouvelles capacités de production
En partenariat avec Carlsberg et la Berd, la brasserie “Olivaria, investit dans la construction de nouvelles capacités de production sur le nouveau site. Fondée en 1864, la brasserie Olivaria est la plus ancienne du Belarus.
Outre le développement de la production de bière, le projet table sur une diversification dans la production de boissons à fermentation naturelle (cidre et kvas).
BelaPAN
Syktyvkar deviendra le plus gros producteur de papier et carton de Russie
Le groupe multinational Mondi aborde une nouvelle phase dans le projet de reconstruction de son usine de Syktyvkar (dont il est actionnaire à 90% depuis 2002). L’usine, située dans la République des Komis, au nord-ouest de la Russie représente l’une des principales sources d’emploi de la région. Le marché chinois constitue un débouché essentiel.
Sur le plan de l’environnement, l’usine adopte le procédé sans chlore élémentaire ECF, (Elementary Chlorine Free). Toutefois, en 2005 Mondi s’était fait l’écho du mécontentement des habitants, aux abords des usines, contre la toxicité de l’air et la pollution de l’eau. Le Groupe avait lancé une consultation dont les travaux avaient été jugés fructueux.
La Direction a confirmé que, malgré la crise, le projet de reconstruction serait achevé dans les délais, à savoir – en été 2010. Jusqu’à présent, le financement a été assuré sans défaillance. Selon un communiqué du 20-10-2009 de RIA Novosti, l’investisseur négocie à présent un crédit de 200 millions EUR auprès de VTB, avec l’appui du gouvernement de la République des Komis.
Il est difficile de dire, quand la banque prendra sa décision. La ligne de crédit ne sera peut-être mise en place que l’année prochaine. D’ici là, le Groupe devra compter sur ses propres ressources.
Les capacités de production de l’usine de Syktyvkar seront augmentées de 20%: la fabrication de pâte à papier passera à 890 mille tonnes par an et la production de papier et de carton atteindra 1 million de tonnes par an. Le projet de reconstruction de l’usine aura coûté 500 millions EUR.
Le combinat de Syktyvkar deviendra le plus gros producteur de cellulose, de papier et carton de Russie.
La région d’Ivanovo veut moderniser son industrie textile
Ivanovo, capitale du textile de la Russie,
a accueilli le 4e forum « zolotoje koltso » (l’anneau d’or)
Le forum a réuni des représentants du monde des affaires, de la science et des organismes publics autour de projets innovants pour la modernisation de l’industrie textile russe.
« En dépit de quelques tendances positives observées dans le secteur du textile, de nombreux problèmes subsistent. Il s’agit notamment du marché de la contrefaçon, de la contrebande, d’actifs obsolètes, du développement insuffisant de la petite et moyenne entreprise » avait déclaré le gouverneur de l’oblast, lors de l’inauguration.
L’oblast veut se doter d’une infrastructure performante pour le développement du textile.
A l’occasion du forum, un accord de coopération a été signé entre le Tatarstan et l’oblast d’Ivanovo. L’accord porte sur la fabrication de tissus mélangés à base de fibres chimiques. Des applications industrielles sont envisagées.
[Source RIA Novosti du 02-10-2009]